lundi 24 octobre 2011

Marathon du Grand Toulouse 2011

J'ai donc bouclé ce week-end mon second marathon. Un an après ma première expérience sur la distance, les ambitions étaient légitimement revues à la hausse. L'objectif était donc de boucler la course en 3h15, objectif qui semblait plus que réaliste après la belle perf au semi-marathon il y a un mois.

Autant le dire tout de suite, ça n'aura pour cette fois été qu'un doux rêve, et la course ne s'est pas du tout passée comme j'en avais rêvé...
Ça ne va pas m'empêcher d'en faire un beau résumé, car c'est dans les difficultés qu'on progresse !

La semaine précédant la course a donc été passée dans la confusion et la gamberge autour du retour de la blessure aux releveurs. Ça a dû pas mal jouer sur mes nerfs car je n'ai pas du tout abordé la course sereinement. Mais reprenons le fil de la journée.
Réveil à 6h après une bonne nuit de sommeil, gatosport et petite balade matinale. Le temps de constater qu'il y a encore beaucoup de vent d'autan, et que de ce côté là ce ne sera pas une partie de plaisir. Quoi qu'il en soit, je me rends sur la ligne de départ en métro, avec une motivation retrouvée. Pas de douleur au releveur ce matin, c'est bon signe.
La fine équipe se prépare au départ...
Le temps de discuter quelques minutes avec les copains du club et de prendre une petite photo et nous voilà à la consigne puis dans les sas de départ. L'heure approche et je n'arrive pas vraiment à rentrer dans la course. On est serrés, ça m'énerve, des gens parlent fort avec des blagues potaches, des gens sont clairement mal placés et d'autres s'incrustent au dernier moment. Je m'éparpille et je n'arrive pas à profiter de l'événement.

Avec 10 bonnes minutes de retard, c'est enfin le départ avec la longue ligne droite du pont du Stadium. un petit signe à Coujou venu m'encourager et j'essaie de me caler dans l'allure. je suis un poil rapide sur les premiers kilomètres, mais les sensations tardent à venir. Passage au 5e kilomètre sur le pont neuf, on recroise les supporters...
Passage au Pont Neuf
Au 7e kilomètre, passage juste devant chez moi, avec de nouveaux supporters et encore des photos !
Les sensations ne sont toujours pas au rendez-vous mais la cadence ne pose aucun problème. Encore un peu rapide mais j'essaie de me caler sur l'allure cible. Jusqu'au 12e km et la route de Fronton, pas grand chose à dire, je cherche toujours mes sensations. La seule que je ressens, c'est une petite brûlure familière sous le pied droit : un début d'ampoule ! La cata si ça s'étend. Je décide donc de m'arrêter pour relacer correctement mes runnings et je perds ma place dans un petit groupe dans lequel j'étais pas mal. Je continue à garder l'allure et au 15e, je passe devant chez les copains où j'ai droit aux encouragements en famille ! Ça fait super plaisir et pour l'instant je suis toujours un peu en avance sur mes temps de passage. le coach continue à nous suivre de près ou de loin en vélo et à capturer nos belles foulées sur pellicule.
Aucamville, rue Dortis
La remontée du chemin des Bourdettes est longue mais passe bien. Je ne prends toujours aucun plaisir dans ma course et ça commence à m'agacer. Vers le 20e kilomètre, à St Alban, je sens que je commence en plus à faiblir, et à avoir un peu mal au ventre. 
Ça sent pas très bon tout ça. Je me ravitaille malgré tout en espérant que ça va venir, mais au passage au semi, il faut se rendre à l'évidence : évidemment, je suis encore pile-poil dans les temps, mais je viens de me faire rattraper par les meneurs d'allure 3h15 et je suis incapable pour l'instant de les suivre.
Bien moins fringant en passant sous l'arche du semi-marathon
En sachant qu'au retour on va prendre un gros vent de face, c'est pas super bon pour le moral... Jusqu'au 24e kilomètre, j'arrive à tenir une allure correcte, autour de 4'50/km, qui peut me permettre d'espérer améliorer mon temps de l'an dernier. Au 26e je profite d'un passage en campagne avec des arbres et des buissons pour faire une pause "technique" car les maux de ventre ont repris. Je repars plus léger mais j'ai encore perdu du temps et cette fois c'est cuit pour tout objectif. Le rythme chute de kilomètre en kilomètre, et vers le 30e c'est la cata. 
30e kilomètre
Ce n'est certainement pas un hasard mais des blessures font leur apparition quand les jambes et le moral sont en berne... Une vilaine tendinite au genou gauche (TFL) qui n'avait jamais montré son nez surgit tout à coup. La contracture au releveur commence elle aussi à se révéler... A plusieurs reprises je suis obligé de m'arrêter pour marcher, et Laurent fini par me rattraper. Je le suis quelques centaines de mètres mais ne peut pas continuer. J'alterne course et marche jusqu'à Borderouge, en espérant profiter un peu de la course, ce qui n'a pas été le cas jusque là. Malheureusement dans ces conditions c'est pas facile... Je m'arrête maintenant à chaque ravitaillement, et comme j'ai fais une croix sur la performance, j'en profite pour goûter à l'isostar (sympa). J'ai plus le goût pour les gels.
A la sortie du jardin de Borderouge, je me fais doubler par les meneurs d'allure 3h30 (dont Yan) et mes compères Jean-Michel et Sébastien. Ils sont un peu surpris de me voir, c'est vrai que ce n'était pas prévu... Je continue clopin-clopan jusqu'à Barrière de Paris, où je retrouve notre équipe de relayeurs, juste après m'être fait doubler par Jonathan. Comme la course est finie pour moi, je m'arrête discuter 3 minutes, explique mes bobos, et promets de finir tranquille ce marathon. Leurs encouragements me font chaud au cœur. La galère continue, cette fois je me traîne vraiment, entre footing très lent et marche rapide. Si je m'arrête, c'est une souffrance de repartir, la tendinite m'en fait voir de toutes les couleurs. L'avantage c'est que je profite plus des encouragements des gens, et que niveau fatigue je ne m'attaque pas trop. Je ne suis même pas à un effort de footing ! 

Arrivé sur les boulevards, je ne fais plus que marcher jusqu'à Jean-Jaurès. C'est interminable mais finalement les meneurs d'allure 3h45 ne me doublent qu'en arrivant en bas des allées. Ici je retrouve par hasard les autres copains des relais, nouvelle pause de 3 minutes et petite discussion. J'en chie mais il faut bien finir et leurs encouragements vont m'y aider. Il y aura encore 5 km de galère dans le même genre, avec la vieille impression de ne pas avancer. Point positif, ça fait bientôt 20km que j'ai fais une croix sur mes objectifs et donc la déception est déjà en partie effacée.

Un peu avant le 41e kilomètre, je décide de courir coûte que coûte jusqu'à la fin. Je ne peux pas accélérer à cause de la tendinite, mais enfin j'ai l'impression de profiter un peu de la course. J'encourage les gens autour de moi (dont la plupart sont eux carrément cramés et plus trop lucides).
Passage rue Lafayette : c'est presque fini !
C'est la dernière ligne droite, je passe un peu sous les 4h, ce qui me paraît bien par rapport au rythme minable des 15 derniers kilomètres.
Arrivée place du Cap'
Je discute un peu avec les copains présents sur la ligne d'arrivée. Je me sens pas trop fatigué, mais ça c'est logique. Ensuite je pars à la consigne, et après un passage aux toilettes (les maux de ventre n'ont pas tout à fait disparu), c'est le gros coup de barre. Il faut dire que la grosse foule sur la place du Cap' m'épuise. Je croise Laurent, prend des nouvelles, mais je rentre presque directement chez moi sans avoir la force de chercher les collègues et le coach. On verra plus tard pour échanger nos impressions.

La petite sieste me fait un bien fou, et la journée se termine avec les amis à la maison pour fêter la seule victoire de la journée : mon passage dans la trentaine ! Eh ouais, j'aurais préféré me faire un joli cadeau, mais ce sera pour la prochaine fois.
Place au repos (même si musculairement ça va mieux que l'année dernière), il va falloir soigner cette vilaine contracture. Côté tendinite déjà aujourd'hui ça a presque disparu, on verra bien. Il va aussi falloir debrieffer cet échec et voir ce qui pourra être mieux fait à l'avenir.

Pour l'instant, je conserve de cette journée la satisfaction d'être allé au bout de la course et d'avoir bouclé mon second marathon. C'est toujours bon pour accumuler de l'expérience !

Quelques chiffres :

Place au général : 1457 / 2778
Place / Nbre dans catégorie SEH : 559 / 947

Temps intermédiaires officiels :

11 km : 49'22
20 km : 1h31'41
semi : 1h37'47
22 km : 1h42'19
31,5 km : 2h35'19
39 km : 3h34'40
40 km : 3h45'38
41 km : 3h51'45
Officiel : 3h59'03
Temps réel : 3h58'49
et à retrouver ici

Résultats officiels : Site de la FFA

ou bien ici en PDF : Résultats

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